Extraits de la revue intéressant l’histoire de Dombes

En 1460, Trévoux avait une garnison d’arbalétriers. De Thou nous apprend qu’en 1562, les huguenots, avec 3000 hommes de pied et 400 chevaux, s’emparèrent de Trévoux. Les ligueurs s’en rendirent également maîtres en 1593 et y firent battre monnaie aux armes de France. En 1642, lors de la conspiration de Cinq-Mars, Louis XIII envoya Fabert s’emparer de Trévoux.
– Topographie historique du département de l’Ain p.495
– Monographie de la Saône 1852
– Abrégé chronologique de l’histoire de France – Hénault – 1756. p.648

La Grande Mademoiselle
Portrait d’Anne Marie-Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier.

Le 2 février 1691, par acte notarié*, la Grande Mademoiselle Anne-Marie-Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier, fit donation, sous réserve d’usufruit, de la souveraineté de Dombes et de ses dépendances, à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine. La duchesse mourut le 5 avril 1693 et le duc de Maine, prit possession.
A cette date, il forme un Conseil souverain, nomme chancelier M. de Malésieu et, trois ans après, transfère à Trévoux le Parlement de Dombers qui, jusque là, avait siégé à Lyon comme territoire emprunté.
Louis-Auguste meurt en 1755. Son frère Louis-Charles comte d’Eu, hérite et meurt en 1775 léguant la souveraineté à son fils Jean-Marie de Bourbon.
Mais, par contrat du 19 mars 1762, le comte d’Eu avait échangé avec Louis XIV la principauté de Dombes avec contre le comté de Gisors. Il s’ensuivit des négociations au termes desquelles l’affaire fut réglée en août 1777.
*Bib. Dumbensis. p.563

Il est bon de se rappeler qu’à cette époque la plus grande partie du département de la Dombes appartenait au comte de Savoie : le Bugey, depuis la fin du XIe siècle, et la Bresse, depuis la fin du XIIIe. En outre, après la réunion du Dauphiné à la France, le comte de Savoie avait échangé, vers le milieu du XIVe siècle, ces possessions de la rive gauche du groupe, enclavée dans le Dauphiné, contre les domaines des dauphins, de la rive droite ; en sorte que la donation des Dombes, faite en 1400, par le dernier sire de Beaujeu au puissant Duc Louis II de Bourbon, avait vivement contrarié le comte de Savoie et ses sujets, d’autant plus que la partie orientale de la Dombes était entièrement enclavée dans la Bresse. Enfin l’acquisition en 1402, par le duc de Bourbon, de Trévoux et de tous les fiefs et arrières-fiefs du dernier sire de Thoire et de Villars, n’avait fait qu’augmenter cette irritation. De la naissait un état de choses qui devaient amener des démêlés lesquels ont en effet surgi entre les deux puissances.

Au sujet de l’hommage de Dombes que le compte de Savoie réclamait du duc de bourbon, comme succès dans tous ses lires de beau jeu, 10 choses n’ont dans son histoire de Dombes, restée secrète pendant deux siècles, donné raison au compte de Savoie, ce qui en avait fait interdire la publication par les rois de France.

Revue de la Société littéraire, historique et archéologique du département de l’Ain – 1874
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