Extraits intéressants directement Massieux

CHAFFAUT
Mathieu du Chaffaud était, en 1640, seigneur du petit fief du Chaffaut, sur le ruisseau de Massieux, fief dont il reste encore deux tours et la grande  porte. (Reg. paroiss. de Genay.)

GENAY. — Le Laboureur, les Mazures de l’Ile-Barbe : de gueules, à deux chevrons d’or et trois annelets de même.

Famille chevaleresque de Dombes. Etienne de Gehennay (Genay) fut caution d’une donation au sujet de laquelle transigèrent en 1 226, Etienne de Villars et l’abbé de l’Ile-Barbe.
Renaud de Genay, damoiseau, vivait en 1255: il avait vendu à Marie. Syméonde, citoyenne de Lyon, des biens dans les paroisses de Monthieu et de la Pérouze.
Jean de Genay rendit hommage, l’an 1 336, au sire de Thoire-Villars, pour une maison à Massieux, qui lui rendait 30 sols de rente.
En 1 345, Etienne de Genay, présumé son fils, reprit en fief, du sire de Beaujeu, une maison appelée d’Avoine, situé à Montanay.
Guillaume de Genay, damoiseau, fut présent, le 2 janvier 1396, à la reconnaissance de Laurent Fray de Sainte-Euphémie.

QUIREU. — Lambert de Quireu, ou Quirieu, chevalier, donna partie des dîmes de Saint-Romain d’Anse : il mourut le 1 5 septembre 1208.
Humbert de Quireu ; chapelain de la cathédrale de Lyon, vivait en 1260; parmi les legs faits par lui à l’Eglise de Lyon, se trouve une fondation de trois anniversaires assignés sur des fonds à Reyrieu, Parcieu, Genay, Massieux, et Balan où il possédait des biens acquis de Guy Duner et d’Ysabelle, sa femme, de Pons Charsala et de Thomas Charrin, chevaliers, et d’Etienne,de Fontanelles, damoiseau.
Au mois de février 1258, Humbert de Quireu acquit du même Etienne de Fontanelles des cens et servis dus à Genay. (Arch. du Rhône, Daniel, XVII, 3.)

REGNAULD. L’abbé Pernetti, Lyonnois dignes de mémoire : de gueules, à la fasce d’argent accompagnée de deux losanges d’or, l’un en chef et l’autre enpointe.
Devise : NON MVTOR. Maintenus en 1669 (Chevillard).

Famille consulaire de Lyon, dont deux branches sur quatre s’établirent en Savoie au XVIe siècle.
Claude Regnauld fut conseiller de ville en 1519 :  «Sa boutique, dit M. de Valous, Origines consulaires, eut les honneurs de la séance consulaire,du 21 mars 1529.»
Pierre Regnauld, mercier, qui eut ses biens meubles évaluésà 24 livres, fut nommé conseiller de ville, en 1533.—SieurAntoine Regnauld, son fils, « est venu au consulat, et a requis jouyr du privilége de noblesse octroyé aux conseillers de la ville et leurs enfants, attendu que son père, Pierre Regnauld, a esté conseiller plusieurs et diverses foys, ce qui luy a esté accordé, et ordonné au secrétaire luy en faire et dresser lettres à ce nécessaires.»
Séance du 23 novembre 1563. Cet Antoine Regnauld fut lui-même élu conseiller en 1 566.
Claude-Espérance Regnauld fut prévôt des marchands, de 1772 à 1775, après Jacques le Clerc de la Verpillière : il était marquis de Bellecize.
Jacques Eegnauld, seigneur de Saint-Guillaume, de Corps et de Vaudemar, échevin de Lyon, en 1 561, fut père de Nicolas Regnauld, seigneur d’Oulins, conseiller au présidial de Lyon, en 1 576, puis conseiller au Parlement de Bombes, le 16 décembre 1 597 : son office fut supprimé en octobre 1647. Sa fille Lucrèce épousa, le 31 août 1 713, Loys de Rochefort, conseiller en la sénéchaussée et siége présidial de Lyon.
Louis Regnault acquit, vers 1 660, la seigneurie et maison forte de Glareins, de Maurice de Fenoyl, écuyer, mais à sa mort Glareins fut adjugé, le 17 août 1689, au prix de 145,000 livres, à Louis du Marest, héraut d’armes du titre de Normandie.
Louis Regnauld de Glareins était syndic de la noblesse de Bresse en 1 674 : importait d’or, à l’aigle de sable, chargée d’un écu aux armes de Regnauld,
Ils se sont fondus dans les Loubat. La branche de Parcieu s’honore de François, seigneur du Buisson, né en 1626 , mathématicien distingué. — Jean-Antoine de Regnauld, fils d’Antoine-François, conseiller en la Cour des Monnaies, né en 1741, marié à Bonne de Ponsaimpierre, était seigneur de Parcieu, membre de l’Académie de Lyon : on conserve dans les archives de la Société littéraire de Lyon trois manuscrits qui se recommandent, par des notes très-intéressantes et surtout très-instructives. Il représenta la famille à Trévoux, le 13 mars 1789, comme seigneur de Parcieux, Massieux et Mions : il est mort le 28 mars 1804.

autres extraits relatifs à l’histoire générale

DOMBES. Cette souveraineté n’eut point d’armoiries particulières : elle portait celles des princes qui la possédaient.
Au temps de César, ce pays était habité, selon Adrien de Valois, Notifia Galliarum, par les Ségusiaves, et, selon d’Anville, Géographie ancienne abrégée, par une partie des Ambarres : sous Honorius, il dépendait de la première Lyonnaise.
Des Romains, il passa aux Bourguignons et fit partie du second royaume de Bourgogne.
A la fin du Xe siècle, plusieurs seigneurs se rendirent indépendants : les sires de Baugé occupaient la partie septentrionale et le reste était possédé par les sires de Villars.
A ces derniers, succédèrent les sires de Thoire-Villars, et, aux comtes de Baugé, les seigneurs de Beaujeu qui devinrent bientôt les seuls souverains du pays.
Edouard II, dix-septième sire de Beaujeu, seigneur de Dombes, qui menait une vie molle et licencieuse, ayant fait enlever une fille de Villefranche et jeter par la fenêtre l’huissier qui vint l’ajourner, pour ce crime fut arrêté par des troupes que Charles VI envoya, et conduit à, Paris en prison. Louis II, duc de Bourbon, obtint sa grâce : en reconnaissance, Edouard de Beaujeu lui fit don, le 23 juin 1400, du Beaujolais et de la principauté de Dombes. Sa postérité en jouit jusqu’en 1527, époque à laquelle un arrêt du Parlement de Paris la réunit à la couronne de France.
Restituée, en 1560, aux Bourbons-Montpensier, la Dombes ne fut définitivement réunie à la France qu’en 1762.
Trévoux était le chef-lieu de la principauté.
Le Parlement fut fondé en 1523 par le roi de France, François Ier, qui s’était emparé du pays à cause de la félonie du connétable de Bourbon. Le premier sceau dont il se servit portait cette légende
: SIG. DOMINT NOSTRI FRANCORVM REGIS, PRO SVPREMO DOMBARVM PARLAMENTO.
Il siégea à Lyon jusqu’au mois de novembre 1596, époque à laquelle une déclaration de M. le duc du Maine le transporta à Trévoux.
Les présidents, maîtres des. requêtes, conseillers, avocats et procureurs généraux, les quatre secrétaires, le greffier en chef jouissaient de la noblesse transmissible à leurs enfants, au premier degré, tant en France qu’en Dombes : des édits de 1574, 1604 et 1694 confirmèrent définitivement ces priviléges et prérogatives pour vingt années de services ou les cas de décès des titulaires en charges.

LES BEAUJEU

Blason des Beaujeu

Guichenon, Hist. de Dombes : « d’or, au lion de sable chargé d’un lambel de cinq pendants de gueules ».
Guichenon enseigne qu’il y a deux opinions sur l’origine de cette antique maison : l’une, qu’elle descend des comtes de Flandres, l’autre qu’elle est issue des comtes de Lyon et de Forez. La dernière était la plus probable, à en juger par les armoiries dont les vers suivants furent faits en langage du pays : Un lion ney de roge harpa, En champ d’or, la coua reverpa, Un lambé roge sur la joa; Y sont les armes de Béjoa. Mais la découverte d’une charte d’Humbert V, du mois de mars 4247, citée par M. Guigue au tome III, p. 45, de l’Histoire des Ducs de Bourbon, éditée par M. de Chantelauze, accuse leur descendance de la maison de Flandres : le sceau représente un écu aux armes pures de Flandres, accolées aux armes pures de Beaujeu ancien; le lambel n’est plus qu’une brisure des sires de Beaujeu de la seconde race. Les armes pures de Beaujeu ancien étaient un brétessé qui fut abandonné par eux pour le lion de Flandres, de beaucoup plus illustre. Le sceau d’Humbert de Beaujeu, appendu à une charte de 1278, citée par Baluze, confirme cette opinion, émise par M. Guigue, car il ne porte que les armes seules et pures de Flandres.

Béraud, fondateur de l’église de Beaujeu, est la souche probable des sires de Beau eu de la première race.  Il mourut vers 965. — Guichard III, son cinquièmesuccesseur, eut le premier possession sur la rive orientale de la Saône. Il reçut, en 1050, d’Arthaud Le Blanc, la châtellenie de Riottiers. Leurs biens ne tardèrent pas à s’accroître de ce côté ; plusieurs seigneurs leur remettaient leurs domaines, qu’ils reçurent ensuite à titre de fiefs dépendants de leur suzeraineté. La terre donna le nom aux possesseurs, dont quelques-uns prirent le nom de Cheveux-Rompus,de Chair-Salée, Le Chauve, l’Enchaîné, le Déchaussé, etc.

Guichard VII, sire de Beaujeu, seigmeur de Dombes, décédé sans enfants, institua, par testament, en 1263, héritière universelle sa soeur Isabelle, dame de Beaujeu et de Dombes, laquelle porta en dot tous ses biens à Renaud, comte de Forez, qui devint sire de Beaujeu. Enfin, Edouard de Beaujeu, dernier représentantdes sires de Beaujeu de la seconde race, n’ayant eu d’Eléonore de Beaufort, sa femme, qu’un fils, Guichard, mort au berceau (1372), fit, le 23 juin 1400, donation de toutes, ses terres et seigneuries à Louis II, duc de Bourbon, qui se mit en possession de la baronnie de Beaujeu et de la principauté de Dombes.

Guichenon a rapporté, dans son Histoire de Dombes, la généalogie complète des sires de Beaujeu, souverains de Dombes. M. Guigue, ancien élève de l’école des Chartes, connu par ses nombreux et excellents travaux sur le département de l’Ain, a donné, dans les pièces justificatives de l’Histoire des ducs de Bourbon, la filiation de l’illustre maison de Beaujeu, appuyée sur des titres originaux jusqu’alors inconnus. Nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer à cet intéressant travail.

Blason des Bourbon

LES BOURBON. Les armes primitives étaient : semé de France à une bande de gueules (Steyert) ; plus tard les fleurs de lys furent réduites à trois, la bande devint une cotice, puis un simple filet.
Une tradition bourbonnaise rapporte que, peu de temps avant que les Bourbons parvinssent au trône, la foudre tomba sur le château de Bourbon-l’Archambauld et effaça la cotice qui brisait les armes de France ; aux XVIIe et XVIIIe siècles, la bande fut réduite à un simple bâton alaizé.
La branche de Bourbon-Montpensier, qui posséda la Dombes, portait, d’après le P. Anselme, Htst. généal. des grands officiers de la couronne, t. I, p. 353 « d’azur, à trois fleurs de lys d’or, au bâton de gueules en bande chargé d’un croissant d’argent en chef ».
Il est à remarquer que les monnaies de Dombes, reproduites dans les planches qui accompagnent l’excellente Notice sur la monnaie de Trévoux et de Dombes, par M. Mantellier, ne donnent point, sur l’écusson au revers, le croissant d’argent sur le bâton. Le P. Anselme semble en avoir fait une brisure de la branche des Bourbons-Montpensier, qui remplacèrent les ducs de Bourbon en 1505, dans la possession de la Dombes : malgré l’autorité du savant généalogiste, les armoiries des Bourbons, souverains de Dombes, doivent être rectifiées ainsi : d’azur, a trois fleurs de lys d’or, au bâton de gueules brochant sur le tout.
Le cadre restreint de cet ouvrage ne nous permet pas de donner l’histoire de cette antique famille, la plus considérable par son ancienneté, par sa noblesse, par les princes et rois qu’elle a donnés ; nous renvoyons au magnifique ouvrage de M. de Chantelauze, et au P. Anselme que nous venons de citer.
Louis II de Bourbon, légataire d’Edouard de Beaujeu en 1400, se mit en possession de la principauté de Dombes; il agrandit son avoir en achetant, le 11 août 1402, au prix de trente mille francs d’or, d’Humbert VII, dernier sire de Villars, le Château de Trévoux, Ambérieux en Bresse et le Châtelard.
Jean II, duc de Bourbon, y joignit, le 7 mai 1473, le comté de Villars, qui était au milieu de ses terres. Trévoux devint capitale de la Dombes; les ducs y frappèrent monnaie. Suzanne de Bourbon porta ses biens à son mari, Charles de Bourbon, comte de Montpensier, connétable de France, en 1505 ; à la mort de ce dernier, arrivée le 6 mai 1527, la Dombes, sur laquelle François Ier avait mis la main dès l’année 1523, fut réunie à la couronne de France par arrêt du Parlement de Paris du 26 juillet 1527.
Trois rois de France la possédèrent comme souverains immédiats : François 1er (1523), Henri II (1547), François II (1559) ; il fallut un long procès en réclamation pour décider ce dernier à rendre, en 1560, la Dombes à Louis de Bourbon, duc de Montpensier, neveu du connétable, comme fils de sa soeur, princesse de la Roche-sur-Yon.
Ses successeurs se continuèrent à la tête de la principauté jusqu’à Anne-Marie-Louise de Bourbon, dite LA GRANDE MADEMOISELLE, qui fit don, en 1680, de la souveraineté, à Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, fils naturel de Louis XIV; le fils de ce dernier, Louis-Auguste II, mourut en 1755, laissant sa succession à Louis-Charles, duc de Bourbon, prince de Dombes, qui échangea, le 28 mars 1762, sa principauté de Dombes contre le duché de Gisors.
En 1781, la Dombes fut réunie à la Bresse et comprise dans la généralité de Bourgogne.

LES SAVOIE

Les armoiries anciennes de cette grande et illustre maison étaient un lion; les comtes de Savoie, comme marquis d’Italie (jusqu’àu Moyen-Age, le titre de marquis correspond à un commandement militaire, sur une région frontalière), relevant de l’Empire d’Allemagne dont ils étaient, pour ainsi dire, les lieutenants, portèrent d’or, à l’aigle de sable.
La branche cadette, qui parvint plus tard au trône, apporta pour dernières armoiries de gueules, à la croix d’argent. Cimier : Un muffle de lion ailé.
Les rois de Sardaigne adoptèrent pour armes d’argent, à la croix de gueules cantonnée de quatre têtes de maures de sable, qui est de Sardaigne, et sur le tout de gueules, à la croix d’ argent, qui est de Savoie.
L’origine des princes de la maison de Savoie se perd dans la nuit des temps ; M. de Saint-Genis, qui a écrit récemment une Histoire de Savoie estimée, affirme que cette famille est de souche gallo-romaine, et qu’elle prit naissance dans la vallée du Rhône, au pied de ces Alpes qu’ils devaient plus tard victorieusement dépasser.
Humbert aux blanches mains, comte ou gouverneur de Maurienne, en est la souche la plus anciennement connue; il était comte en 1003.
Amé ou Amédée II reçut d’Henri IV (Henri IV du Saint-Empire – 1050-1106), en 1077, le comté de Belley ou Bas-Bugey, ou Seyssel et Valromey, dont la capitale était Roussillon.
Humbert II continua la possession.
Le mariage d’Amé IV avec Sibylle de Baugé apporta pour dot une partie de la Bresse entre l’Ain et le cours inférieur de la Saône.
Amédée VIII fut le premier duc de Savoie. Le 19 février 1446, l’empereur Sigismond «voulant récompenser la noblesse d’esprit, la droiture de coeur, la prudhornie du vaillant chevalier Amédée VIII » érigea en duché le comté de Savoie-Piémont. Ce titre consacra désormais l’influence politique des comtes de Savoie, en leur donnant la suprématie sur tous les seigneurs italiens et français des Alpes qui n’étaient pas de race royale.
Leur possession se continua tranquille jusqu’au règne de François Ier, qui envoya l’amiralde Brion conquérir la Bresse et le Bugey.
Les pays de Bresse, Bugey, Valromey et Gex, et tout ce que le duc Charles-Emmanuel II possédait jusqu’au Rhône, furent définitivement réunis à la France, en suite des conquêtes du maréchal de Biron, par le traité du 47 janvier 1601, en échange du marquisat de Saluces.
La grandeur de la maison de Savoie n’a fait que s’accroître de siècle en siècle, par les alliances et la suite de princes remarquables qu’elle a produits.
Au traité d’Utrecht, en 1743, Victor-Amédée devint roi de Sicile, puis, en 1720, roi de Sardaigne ; la branche aînée s’est éteinte en 1834. Elle a été remplacée par la branche de Savoie-Carignan ; Victor-Emmanuel II a été proclamé roi d’Italie, le 17 mars 1874.
Consulter l’Histoire généalogique de la royale maison de Savoye par Samuel Guichenon, Lyon, 4660, 2 vol. in-folio.

LES THOIRE

Blason des Thoire puis des Thoire-Villars

Guichenon, Hist. de Bresse : bandé d’or et de gueules de six pièces. Cimier : Un taureau ailé d’or. Supports : Deux sauvages tenant la bannière de Villars. Cri : Villars !
Il est à remarquer qu’on ne voit point d’armoiries dans cette famille avant 1200, qu’Agnès, dame de Villars et du Châtelard, épousa Etienne Ier du nom, sire de Thoire; elle portait bandé d’or et de gueules de six pièces.
Auparavant, leur sceau était un homme à cheval, armé de toutes pièces, l’épée nue à la main droite et le bouclier à gauche, pareil à celui des anciens comtes de Savoie, de Bourgogne, des Dauphins de Viennois, des sires de Baugé, de Coligny, et des seigneurs de la Tour-du-Pin ; autour de leur scel, il y avait : SIGILLVM DOMINI DE THOIRE.
Après l’alliance de Villars, ils ajoutèrent : DOMINI DE THOIRE ET DE VILLARS, et, au revers, il y avait un petit sceau, où était l’écu de Villars, avec ces mots : SECRETVM DOMINI DE VILLARS. Le sceau de leurs femmes était une femme à cheval, l’oiseau sur le poing, ou bien debout, une fleur à la main, à la mode des grandes princesses et des grandes dames. Ils avaient, pour cimier de leurs armes, un taureau ailé, et, pour supports, deux sauvages tenant chacun à la main la bannière aux armes de Villars. Le sceau dont ils se servaient aux actes de justice, avait l’écu de Villars, et autour : SIG. CRIAE DOMINI DE VILLARS.
On ne leur connaît point de devise ; le cri de bataille était : Villars !
II est difficile de préciser l’origine de cette très illustre famille. Elle donna son nom à un château-fort en Bugey, sur le bord de la rivière d’Ain, qui n’était accessible que du côté de Matafelon.
Elle fut longtemps, souveraine sur tout le pays qui s’étendait entre le Rhône et la Saône; elle fonda plusieurs villes et châteaux, entre autres : Poncin, Montréal, le Châtelard, Arbent, Loyes et Villars.
Elle avait ses chanceliers qui’ signaient et scellaient toutes les concessions, un bailli aux terres du Bugey, qui s’appelait bailli de la montagne, un autre en Bresse, qui était le bailli de la plaine. Sa Chambre des Comptes était à Poncin. Son atelier monétaire était à Trévoux, car elle avait le droit de battre monnaie; malheureusement, il ne reste aucune pièce connue de ce monnoyage, fort peu abondant, quoiqu’il soit attesté par de nombreux documents, depuis l’an 1300, comme ayant été établi par les seigneurs de Thoire, de leur seul et plein pouvoir, sans l’octroi d’aucune charte. Au.temps de la plus grande puissance de la sirerie, elle avait pour confins, à l’ouest la rivière d’Ain, depuis Tossiat jusqu’à la plaine de la Valbone, au nord la sirerie de Baugé, les sireries de Montluel et de Miribel au midi. La Dombes et le Franc-Lyonnais en dépendaient.
Guichenon rapporte leur filiation depuis Hugues, sire de Thoire, en 1080.
Etienne Ier de Thoire épousa, vers 1200, Agnès de Villars, fille unique et héritière d’Etienne II, sire de Villars, seigneur du Chastelard, de Loyes et du Montellier ; depuis cette époque, les aînés portèrent le nom de Thoire et les autres celui de Villars.
Cette maison, depuis longtemps éteinte, a formé plusieurs branches : 1° Les aînés, sires de Thoire et de Villars, comtes de Genève ; 2° Les seigneurs du Montellier, de Belvoir et de Montribloud ; 3° Les seigneurs de Glarens ou de Lyarens en Bresse, de Surpierre, de Berchier et de l’Ile au pays de Vaud.

LES VILLARS

Guichenon, Hist. de Bresse : bandé d’or et de gueules de six pièces. Cri: Villars !
Supports : Deux autruches de même. Cimier :  Une autruche d’or.
Famille chevaleresque qui possédait la terre de Villars et la plus grande partie du Franc-Lyonnais et de la Dombes, avec les mêmes prérogatives que les Coligny tenaient le Revermont, les sires de Baugé la Bresse et les sires de, Thoire partie du Bugey ; cette souveraineté paraît remonter au règne de Rodolphe ou Raoul le fainéant, roi de Bourgogne et de Provence, dont l’indolence et l’éloignement laissèrent usurper cette autorité supérieure.
Le sceau dont les Villars se servaient, en leurs lettres de concessions, était un homme à cheval, armé de toutes pièces, l’épée en la main droite et le bouclier en la gauche, à l’exemple des sires de Baugé, de Coligny, de Thoire, etc. Etienne de Villars, premier du nom, vivait en 1030, Adalard ler, en 1080, Adalard II, en 1400, Ulrich, en 4130.
Après eux, Etienne IIde Villars fut seigneur de Villars et de Loyes en Bresse, du Châtelard en Dombes, et de Rochetaillée en Lyonnais. Il ne laissa qu’une fille, Agnès, dame de Villars, Loyes et Châtelard, qui épousa Etienne Ier, sire de Thoire, qui depuis lors s’intitula seigneur de Villars.
Ce mariage transporta toutes les seigneuries de Villars, en Dombes et Lyonnais, aux sires de Thoire, dit Guichenon ; « la mémoire de cette alliance fut si chère que, depuis ce temps-là, tous les enfants de la famille portèrent le nom de Villars, celuy de Thoire réservé seulement au père. ». Nous avons vu également que c’est d’eux que les sires de Thoire-Villars prirent l’écu bandé d’or et de gueules de six pièces.

FRANC-LYONNAIS

La description que nous venons de faire des provinces, sireries ou souverainetés, qui composèrent le pays, actuellement le département de l’Ain, serait incomplète si nous ne signalions l’existence de cette petite agglomération de villages connue sous le nom de Franc-Lyonnais, quoique son histoire soit confondue dans celle de ses seigneurs, et les armoiries citées aux familles qui l’habitèrent.
« Ce petit Etat, dont Neuville. (Vimy) était la capitale, avait, dit M. DEBOMBOURG, (Hist. comm. de la Dombes), des immunités particulières, des privilèges étendus qui dispensaient ses habitants de la taille, des droits de gabelle et du logement militaire ; il fallut la commotion de 1789 pour priver les communes de leurs privilèges et les placer sous le niveau de l’égalité administrative. » Les longs démêlés des sires de Villars, avec l’Eglise de Lyon, avaient été la cause de cette extension successive de l’autorité de celle-ci sur cette portion du territoire dit à la part de l’Empire; par acquisitions, échanges ou donations, elle s’étendit successivement sur Vimy, Genay, Rochetaillée, Riotiers, Saint-Bernard, dont elle forma un pays » affranchi d’impôts et de servitudes, comme la Dombes.
Genay était le siége d’une châtellenie pour la justice du Chapitre de Lyon à l’égard de ces possessions.
La portion du Franc-Lyonnais, aujourd’hui comprise dans l’Ain, s’appelait plus particulièrementPetit-Franc-Lyonnais.
Il était subdivisé en deux parties (comprenant,d’une part, la commune entière de Genay, le hameau de Bernoud, dépendant de Massieux, le quart de Civrieux et une faible portion de Saint-Jean-de-Thurignieux,et, d’autre part, les communes de Saint-Bernard, Riotiers et le tiers de Saint-Didier-de-Formans.
Annexées au royaume de France, ces. communes conservèrent longtemps leurs franchises et libertés, puisque la dernière confirmation de leurs droits date de 4746, sous le règne de Louis XIV.

Armorial historique de Bresse, Bugey, Dombes, Pays de Gex, Valromey et Franc-Lyonnais – Edmond Dumesnil – 1872
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